NOTRE-DAME DE POMMIERS-LA-PLACETTE.

 

 

La fresque de l'église (1942)

 

 

D'après un article réalisé en coopération - recueil de souvenirs et rédaction - par Marie-adeleine

Beaumont et Michèle Perrin, paru dans Les Moutons dans l'escalier (n° 35 Novembre 1984).

 

Cette année-là, 1942, plusieurs familles de réfugiés arrivent au village. Ils logent ici et là dans les vieux bâtiments inoccupés. De nationalités diverses les nouveaux arrivants vivent plus ou moins clandestinement et les habitants de Pommiers ignorent qu'ils sont juifs et ont émigré pour échapper à la Gestapo et aux camps de la mort.

Un couple s'installe au presbytère (qui s'élevait à l'emplacement actuel de l'école). Ils sont hongrois et se font appeler Ferrer (on saura plus tard que Friedmann est leur véritable nom). Lui est artiste peintre et fait à Paris, au musée du Louvre, de la restauration de tableaux anciens.

 

Les Bonnat, chocolatier-patissier à Voiron, s'occupent de la vie matérielle de ce couple et proposent au Père Peyrola, prêtre desservant de la paroisse, de les aider en offrant une fresque en souvenir de leur arrière grand-mère Camille Fayolle, née à Pommiers.

Après quelques études préliminaires, il fut décidé de peindre sur le mur de la nef gauche, une scène des Ecritures, représentant le mariage de Marie et de Joseph. Plusieurs personnages sont de la Commune :

-en haut le Grand Prêtre. (Mr Séraphin Delphin, père de Tante Guitte. grand-père 'André Delphin et de Madeleine Guillat); tient les rouleaux de la Torah ;

 

-Marie de Nazareth (Marie-Thérèse Bonnat) ; à ses côtés Joseph (le Père A. Rossero prêtre au petit séminaire de Voreppe) ;

 

-au dessous, à gauche, les fiancés chrétiens, en costume dauphinois; la fiancée (Geneviève Guîllaud, plus tard épouse Modelin, soeur de Michèle Guillaud épouse Perrin) est à genoux, un bouquet à la main ;

 

-au premier plan, toujours à gauche, la famille chrétienne; l'époux (Mr Paul Buissière) est appuyé sur une fourche, l'épouse (Suzanne Large) est avec un jeune enfant ;

 

-en haut, à droite. le Roi David (X. ?) et Bethsabée (Suzanne Large) , aïeux du Christ. ;

 

-au dessous, Adam (X… ?) et Eve (la femme du peintre), nos premiers parents.

 

Une notice, en bas à droite, explique le symbolisme de la fresque: le mariage chrétien.

 

On doit aussi à ce peintre la restauration de la Pieta, tableau accroché sous la rosace dans le choeur de l'église

 

 

 

Plaque dans le transept à droite.

 

Une plaque en marbre, dans le transept au sud, remercie le Père Peyrola d'avoir contribué à l'embellissement de l'église de la paroisse.

 

Le verset du Psaume: « Seigneur, j'ai aimé la beauté de votre Maison et le lieu où réside votre Gloire » , concrétise ce merci.

 

Cette plaque a été érigée à l'initiative de la famille Chardonnet (famille de Mme Marie-Thérèse Heyward).

 

Note : L'abbé Peyrola, prêtre du petit Séminaire de Voreppe desservant la paroisse de Pommiers, est décédé accidentellement en 1944 à la suite d'une chute de bicyclette sur la route reliant Pommiers à Voreppe (actuelle RD 520 A). Voir, par ailleurs, l'action entreprise -et non achevée en partie du fait de ce décès - par l'abbé Peyrola à l'occasion du centenaire de la bénédiction de l'église. (Texte: Le Cor résonne dans Pommiers-la-Placette. Centenaire de l'église, signé L. Peyrola).

 

Fonts Baptismaux.

 

A remarquer, au fond de l'église (à droite en sortant), les fonts baptismaux, petit autel entouré d'une grille en fer forgé.

Le tabernacle de ce petit autel est fermé par une petite porte en bois de buis sculptée. Cette porte est l'oeuvre de « Bibi » Genève, ermite connu qui occupait la « Grotte à Bibi » située dans la quartier des Balmes à Voreppe ( et très visible depuis la route Voreppe -La Buisse et même depuis l'autoroute).

L' oeuvre sculptée représente « l'Arbre de la connaissance du Bien et du Mal » .

 

Quelques dates relatives à l'église de Pommiers.

extraites de l'article de Madame Jeanne Baron: « De l'ancienne à la nouvelle église » paru

dans Les Moutons dans l'escalier (N° 79, juillet 1995).

 

·         Entre 1829 et 1834 : réparations importantes à l'église Sainte Marie de Pommiers datant du 12ème siècle, et située sur la propriété Delattre actuelle (hameau de l'Ancienne église).

·         20 août 1834 : présentation en conseil municipal (Mr Jacques André Perrin, maire) d'un devis de rénovation et d'agrandissement de l'église existante et d'un devis de construction d'une église neuve. Décision en faveur de l'ég]ise neuve, désignation d'une « commission » municipale pour la recherche d'un emplacement.

·         25 septembre 1836 : choix du terrain. 25 juin 1838 : décision d'achat du terrain

·         1839 : début des travaux, interrompus sans doute jusque dans le courant de l'année 1842, (voir article cité).

·         2 février 1844 : bénédiction de ]a nouvelle église par ]'abbé Marchand, archiprêtre de Voreppe, l' abbé Cotte étant curé depuis 1842, Mr Louis Barnoud étant maire.

 

NB: Les deux cloches mises en place dans le nouveau clocher, la plus grosse « Henriette » et «Marie-Joséphine » avaient été bénies, après installation dans l'ancienne église, le 14 octobre 1833. L'achat de la première avait été financé par les paroissiens, celui de la petite par le curé, en 1833 l'abbé Quinquet, et sa soeur.