Paroisse St Thomas de Rochebrune
Rando-Messe aux Iles de Moirans – 26
09 04
JUBILE de Michel Ribour
Michel,
Prépare-toi à vivre un dur moment !
Nous savons que tu n’étais pas vraiment d’accord pour qu’un cadeau te soit fait
ni qu’un petit mot te soit adressé aujourd’hui : il te suffisait d’avoir
fêté ton quarantième anniversaire de prêtrise, ton «Jubilé», avec tes frères
prêtres et le P. Dufaux à Voreppe, le 24 Avril
dernier. Pourtant, «Jubilé», c’est un joli mot, qui évoque la joie, la fête…,
du moins en français. Il paraît que la vraie racine est hébraïque et évoque une
sonnerie de cors. Cela tombe bien. Nous aurons la sonnerie de cors, cet
après-midi, de sorte que l’étymologie sera respectée et que la joie de la
paroisse sera complète.
Ton parcours, en résumé : après le lycée à Laon, des études de physique à Reims, puis le séminaire, l’ordination
le 15 Mars 1964 au sein du diocèse de Laon, Soissons, St Quentin et la responsabilité
d’une paroisse, N.D. de Remicourt
à St Quentin. Et voilà que ta santé ne
supporte plus les grisailles et l’humidité de ton pays natal. Il devient
nécessaire d’émigrer vers le sud. C’est ainsi que tu arrives dans l’Isère en
1976. On te trouve à Voreppe d’abord, avec le P. Chapuis
et le P. Rebreyend, puis à Echirolles-Village,
à St Egrève-Prédieu, et enfin à St Thomas de Rochebrune. A côté des charges pastorales locales, tu
animes le CCFD à l’échelle du diocèse, et à ce titre tu participes à des
missions au Cambodge et en Afrique du Sud. Tu trouves le temps de partir au Népal
et tu franchis avec un seul compagnon un col à 6000 m d’altitude, dans le
brouillard !
Il est vrai que tu as toujours aimé la
montagne, invitant de
nombreux jeunes des aumôneries de St Quentin, et aussi des amis, dans un chalet
sommaire, le «Clôt Raffin» au Chazelet, près de La Grave, et les emmenant dans de hautes
randonnées en Oisans. Tu as animé un groupe d’escalade à la MJC de Voreppe (tu
as même équipé un site d’escalade près de la carrière des cimenteries ; il
semble qu’un groupe de voreppins voudrait reprendre
maintenant cette activité).
Quelques souvenirs de ton premier séjour à Voreppe :
- D’abord l’accompagnement du P. Chapuis, frappé par une paralysie progressive qui
devait l’emporter le 10 Mai 1981. Tous les paroissiens de Voreppe de ce temps
avaient été émus de la tendresse avec laquelle, toi et le P. Rebreyend, vous aviez été présents près de lui.
- Puis quelques-unes de tes initiatives :
. l’invitation
faite aux petites sœurs de Notre-Dame de s’installer
à Voreppe,
.
la création de l’aumônerie du collège André Malraux,
. la formation
d’un groupe de laïcs pour t’accompagner dans la charge pastorale, et cela
bien avant que l’on parle de restructuration des paroisses,
. l’appel de
plusieurs couples pour la préparation au mariage, et la réunion de ce
groupe avec celui de St Egrève (par-dessus les
frontières de l’archidiaconé, ce qui ne se faisait guère). Alors, nous étions
sous ta houlette et celle du cher P. Paillasson, à l’humour parfois ravageur…
De ta part, nous avons apprécié la sûreté doctrinale, lorsqu’au cours de
réunions de couples nous nous égarions dans des discussions parfois
fumeuses ! En quelques mots, tu re-situais le problème et nous remettais
sur des chemins de réalité.
Ces créations, tu ne t’en considères pas
comme le propriétaire. Jamais, par la suite, je ne t’ai entendu en revendiquer
la paternité. Tu sais que les enjeux évangéliques sont ailleurs et tu cherches
toujours à prendre de la hauteur dans les difficultés. Nous l’avons tous
constaté, dans l’équipe paroissiale, ces dernières années. Tu ne t’imposes pas
par la force, tu nous as souvent recommandé la patience. Et tu reviens sans
cesse sur la nécessité de nous unir par-dessus nos petites frontières,
peut-être en raison de la faiblesse de nos moyens, mais surtout pour éviter
tout repliement de nos communautés sur elles-mêmes et nous aider à vivre une
vie de communion.
Peut-être le portrait esquissé ici est-il
un peu austère ? Si c’est le cas, la faute m’en incombe… Tout le monde
sait que tu aimes aller causer aux gens sur les marchés, ta mémoire des noms et
des relations de parenté est phénoménale. Tu aimes aussi la belote, le tarot et
les soirées passées entre amis… Voilà qui devrait corriger la première
impression…
Il est temps d’arrêter de te faire
souffrir…et de te dire, avec toute la paroisse :
Merci et bon anniversaire, bon Jubilé,
Michel !
Jean Marie Michel
Et la réponse de Michel Ribour
40 ans
Que pensait
notre Evêque, il y a 40 ans, quand il nous a ordonnés tous les
six, Le Dimanche de la Passion ?
Sur
quel chemin voulait-il donc nous orienter ?
1964
La fin du concile :
Il fallait quitter un certain type
d'Eglise, parfois triomphante, marquée par des habitudes et une pensée qui ne
correspondaient plus à ce monde nouveau.
40 années marquées par :
"Les joies et les espoirs,
Les
tristesses et les angoisses des hommes de ce temps. »
Beaucoup y furent brisés,
Certains nous ont quittés,
Tous nous avons donné, redonné le meilleur de nous-mêmes.
Peut-être, parfois, comme les Hébreux au
désert rêvant des "Nourritures terrestres" abandonnées au pied des
pyramides, peut-être avons-nous aussi regretté un passé recomposé. A la suite
du vaillant Josué, sommes-nous prêts à entrer dans le monde nouveau qui s'ouvre
à nous ; ou bien comme Moïse, "le Sage parmi les Sages", du haut
de ses montagnes, apercevons-nous déjà la Terre Promise. …de loin, sans pouvoir
y entrer.
Bien des jeunes sont à nos côtés, prêts à
saisir le témoin de la foi. Bien d'autres aussi, hommes, femmes jeunes ou moins
jeunes acceptent un service nouveau, un ministère renouvelé dans le cadre des
Paroisses nouvelles, des mouvements et des services.
Fêter un jubilé de prêtre évoque aussi ceux
et celles qui se sont engagés dans la
vie religieuse : ils sont pour nous des soutiens nécessaires .La présence des 2 monastères et
des 4 Congrégations de vie apostolique dans notre Paroisse en sont les témoins.
L’an dernier déjà Raymond Liaud célébrait son
Jubilé de 40 ans ; cette année Francis Exertier
célèbre aussi son Jubilé de 50 ans .Et pour reprendre l’Evangile de ce
dimanche, avec tous les autres prêtres
nous cherchons à rester de « simples serviteurs «
Merci à vous tous qui
nous manifestez votre amitié.
Michel
Ribour