Marcelle BESSON
Marcelle BESSON est partie, emportée par un cancer, au matin
du dimanche 17 Juin, à l’âge de 47 ans. Une assistance nombreuse était venue témoigner
amitié et compassion à son mari et ses deux filles, lors de la célébration de
ses funérailles à La Buisse, le mercredi 20 Juin. A cette occasion, le texte
suivant a été lu par J.M. Michel.
Il
m’a été demandé de dire quelques mots concernant Marcelle, en ce début de
célébration, parce que j’avais été son co-équipier au sein de la première Equipe
Paroissiale de Saint Thomas de Rochebrune.
Marcelle, ton entrée dans l’Equipe a correspondu,
à peu de chose près, à la découverte du cancer qui vient de t’emporter, sept
années plus tard. Et cela donne une coloration particulière à la longue et énergique
lutte que tu as menée durant ce temps contre la maladie, sans qu’on entende
jamais une plainte de ta part, ni la quête d’un quelconque apitoiement.
Participer à l’activité de cette équipe, tant que tu as
pu le faire, semble avoir été pour toi une vraie joie, pour autant qu’on puisse
en juger. Et tu lui as apporté tout ton dynamisme, ton expérience
professionnelle acquise au Dauphiné Libéré, ton souci de la communication et de
la convivialité, ton inventivité. La Paroisse te doit ces choses simples, mais
qui touchent à sa vie même, que sont le Bulletin-Relais,
les dépliants d’information, sans oublier la Rando-Messe
(qu’au début tu désignais sous le terme de Messe-Globules
Rouges, abandonnant ensuite cette appellation jugée trop liée à ta situation personnelle),
sans oublier non plus les soirées-jeux mensuelles
faisant suite à la messe du samedi soir à La Buisse. Et au moment de passer la
main à une autre équipe, tu t’es encore investie dans la réalisation d’une vidéo-documentaire sur ce qu’avait été notre activité.
Et nous, nous recevions cette joie comme un cadeau
permanent, trouvant même difficile d’accepter qu’à l’occasion tu ne sois pas
présente à une réunion. Et tu nous faisais entrer sans façon dans la vie, les
joies et les soucis de ta famille, comme si c’était une chose naturelle.
Parler de toi sans parler de Jean-Clément n’aurait pas
beaucoup de sens. Nous savions le drame qui s’était noué autour de ton petit
garçon. Est-ce que nous mesurions la profondeur de la plaie dont ce drame
t’avait blessée ? Cela n’était sans doute pas possible. Et que ce tourment
se soit mué pour nous et toute la communauté paroissiale en attention et
présence amicale reste une sorte de mystère.
Maintenant tu pars en paix. Avec tous les tiens nous te disons merci pour ce que tu as été. Et nous te disons aussi
« Au revoir ! »