"Nous goûterons le silence de Dieu, et nous renaîtrons dans la joie"

nous dit le chant « Avec toi, nous irons au désert ».

 

Le désert, en son aridité, est un moyen idéal pour faire silence et contempler.

L'austérité de ce temps n'est pas exempte de beauté, bien au contraire, car elle nous permet d'éprouver l'essentiel. Ainsi, en nous concentrant sur nous mêmes, nous goûterons dans le silence, la présence de celui qui ne cesse de venir nous chercher.

C'est le sens que donne la liturgie de ce temps de carême: ornements violets, pas de Gloria ni d'Alléluia, silence des grandes orgues, pas de fleurs.

Comme les abbayes cisterciennes, qui ne montrent aucune décoration superflue, nous sommes invités à la prière et aux exercices spirituels essentiels qui, dépouillés de tout, nous approchent au plus près de la Vérité. Ainsi, durant quarante jours, nous méditerons la Parole, et l'intérioriserons. Nous serons alors prêts à vivre pleinement la joie de Pâques, celle qui nous fait renaître… « Après cet exil, montre-nous Jésus, le fruit de tes entrailles… » chante le Salve Regina.

Ces 40 jours ne seront sans doute pas de trop pour nous préparer à la joie de la Résurrection. C’est pourquoi, nous sommes invités à prendre du temps pour la prière, le service des autres et pour recevoir le sacrement de pénitence et de réconciliation.

Le carême permet de se débarrasser du superflu, et de se tourner vers les plus démunis et les plus petits afin de partager. De cette façon nous laisserons germer en nous les chemins de conversion qui nous mèneront à l’explosion joyeuse de Pâques.

Par ces chemins, au désert, et en simplifiant notre vie, nous retournons à l’essentiel : le Christ.

 

Proposé par Dominique Joubert / Diacre / 02/03/2006