Un don à l’Institution du Sacré-Cœur

 

 

Cela pourrait être un conte de fées. Un mécène a donné son ‘orgue à tuyaux’ personnel pour la chapelle de l’Institution. De son vivant, Mademoiselle Chistiane Marandet, de Mirmande, était conservateur de musée. A sa retraite, cette femme de culture se remit à sa passion, qui était l’étude de l’orgue.  Elle avait avertit son professeur qu’après sa mort elle souhaitait donner son orgue pour qu’il serve à la prière, à l’étude, et aussi à des manifestations culturelles. Un faisceau de coïncidences a fait que, suite au décès en avril dernier de sa propriétaire, cet instrument vient d’arriver au Sacré-Cœur.

 Saint Jean de Moirans possède maintenant deux orgues de bonne qualité, et c’est tant mieux pour la culture. Ce petit orgue possède 7 jeux répartis sur deux claviers et un pédalier. Il a été construit en 1966 par Jean Bourgarel, facteur d’orgues du Jura. Avant d’arriver à la chapelle du Sacré-Cœur, il était joué par mademoiselle Christiane Marandet dans sa villa de Mirmande (elle habitait juste en face de la maison de Régis Debray, ce philosophe qui a réfléchi sur le fait religieux !).

L’orgue vient d’être remonté par le facteur d’orgues Patrick Steinmann de Valence, et n’a pas eu besoin d’être retouché. Un travail minitieux de remontage et d’accord (qui ont tout de même duré quatre jours), ont permis à tous les élèves du collège et aussi aux enfants du primaire d’assister aux diverses opérations, et de rencontrer « en vrai » un facteur d’orgues qui ne s’est pas fait prier pour donner toutes les réponses aux nombreuse questions posées. Ainsi ils ont pu apprendre tous les secrets de la flûte cônique, du prestant, du nazard, du piccolo et autre bourdon, doublette ou cornet.

L’instrument va maintenant s’acclimater à son nouvel environnement et sera inauguré le 8 décembre au cours d’une bénédiction par Monseigneur de Kérimel, puis un concert.

Mais pour continuer de le faire évoluer, et aussi de créer un pôle d’animation il faut des fonds. C’est pourquoi, il est possible de parrainer un ou plusieurs tuyaux, en s’adressant à l’Institution du Sacré-Cœur. Ainsi, dans un avenir prochain, ce petit orgue sera doté des basses profondes qui lui manquent, et il trouvera une place privilégiée et complémentaire à celle du beau Silbermann de l’église du village. Nous en reparlerons.

                                                                          

 

                                                                           5 Décembre 2005

                                                                           Dominique Joubert