J’ai pris l’engagement
lors de la mise en place du site web de St thomas de Rochebrune, de rédiger une
note de présentation des aspects financiers de la paroisse.
Lors de la création de ce
que l’on appelait à l’époque une paroisse nouvelle, nous avons pris la décision
de rendre les comptes transparents pour tous.
Je vais tenter par ces
quelques lignes de vous rendre la vie financière de la paroisse totalement
lisible, ainsi que de vous sensibiliser à la fragilité de notre situation au
regard de des contraintes de fonctionnement de notre paroisse.
Alors que l’église est
apparue pendant de nombreux siècles comme l’une des composantes les plus riches
de la société française, il en reste encore aujourd’hui quelques traces dans
l’opinion publique.
Même si entre temps le
patrimoine ecclésiastique a fondu comme neige au soleil depuis l’avènement du
consumérisme moderne et parallèlement de sa désaffectation pour tout ce qui
concerne le religieux. Et l’on entend encore certains affirmer que
« l’église a les moyens ».
A la vérité, il faut
encore et toujours démontrer que l’église en France, est devenue sinon
totalement pauvre, du moins largement
démunie au regard des enjeux de gestion du patrimoine
immobilier dont elle a la charge.
Prenons un exemple :
chauffer une église pendant plusieurs
heures représente un coût que chacun doit avoir à l’esprit lorsqu’il participe
à une cérémonie ou à des obsèques.
Et c’est bien là que le
bât blesse. Au regard de tous les bâtiments (cures, églises, salles, foyers,
maisons, etc…) dont la paroisse doit assurer l’entretien et leur
réparation, les rentrées d’argent n’y
suffisent pas. Alors il faut faire des choix, et souvent c’est l’urgence qui
l’emporte sur une gestion préventive d’amélioration.
On retrouve dans le
fonctionnement de St Thomas de Rochebrune les principaux principes de
fonctionnement du secteur associatif, mais pas tous.
Par exemple, contrairement
au mode de financement d’une association, la paroisse ne perçoit aucune
subvention de la part de l’Etat, ou des collectivités locales proches de son
territoire. Pour la gestion de ses projets, elle ne doit compter que sur les
dons de ses fidèles et sur ses propres réserves lesquelles sont insuffisantes
au regard du coût immobilier de ses actifs.
Aucun de toutes celles et
ceux qui participent à la vie de la
paroisse ne perçoit de salaire de cette dernière. Au contraire, bon nombre de
bénévoles y sont « de leur propre poche », notamment par absence de
remboursement de leurs frais de déplacement.
Pour info, les salaires
des prêtres sont versés par le Diocèse, et
non par la paroisse.
Chaque année, la paroisse
verse au diocèse une contribution dite de Solidarité, dont le produit est
affecté d’une part à la rétribution des prêtres en service, d’autre part aux
frais de fonctionnement du diocèse lui même. Pour 2004, cette contribution a
représenté la somme de 11.666 € soit 18,29 % du total des dépenses.
Cette contribution est
établie par application d’un % sur les recettes de la paroisse, déduction faite
ensuite de certaines charges d’entretien des bâtiments. Une réforme de son mode
de calcul a été menée à terme en 2004
qui a eu pour effet de réduire la contribution des paroisses rurales ou
semi rurales en comparaison de celles des villes plus importantes.
Utiliser un bâtiment coûte
cher, et plus encore une église surtout quand cette église n’appartient pas à
la commune, ce qui est le cas dans l’un de nos relais.
Le petit tableau
ci-dessous illustrera mieux mon propos :
|
Frais de fonctionnement des bâtiments |
2003 |
2004 |
|
|
|
|
|
Chauffage et
Combustibles |
5 803 € |
6 030 € |
|
Gaz et électricité
+Eau |
17 153 € |
15 007 € |
|
Entretien du
chauffage |
932 € |
714 € |
|
Entretien des
locaux |
3 107 € |
3 906 € |
|
Assurances |
2 789 € |
3 885 € |
|
Taxes foncières |
321 € |
500 € |
|
Dotations aux
amortissements |
5 014 € |
5 246 € |
|
|
|
|
|
TOTAL |
35 119 € |
35 288 € |
Globalement, en 2004, plus
de 55 % des dépenses de notre paroisse ont été consacrées à l’entretien des
bâtiments.
Certains travaux s’avèrent
tellement coûteux en terme d’équilibre financier, qu’il faut recourir à la
générosité publique par voie de souscription exceptionnelle. Ce fut le cas en
2002 pour les travaux de réfection de la cure de la Buisse.
D’autres projets comme la
remise en état du chauffage de Moirans nécessiteront probablement à nouveau le
concours de la générosité publique.
Compte tenu de
l’importance des sommes affectées aux frais de fonctionnement des bâtiments et
de la contribution de solidarité, ce qui reste pour le développement des
activités pastorales semble bien faible.
Le tableau ci-dessous
récapitule les frais de fonctionnement de la pastorale.
Frais de la pastorale
|
||
|
|
|
|
|
Poste |
2003 |
2004 |
|
|
|
|
|
Cierges |
2 143 € |
915 € |
|
Catéchèse |
3 066 € |
1 598 € |
|
Fournitures Bureaux |
1 953 € |
1 678 € |
|
Fournitures pour
Culte |
547 € |
597 € |
|
Librairie |
209 € |
421 € |
|
Autres entretiens |
1 620 € |
204 € |
|
Abonnements revues |
1 077 € |
1 712 € |
|
Frais de formation |
379 € |
315 € |
|
Divers |
290 € |
624 € |
|
Maintenance des
Matériels |
1 936 € |
4 049 € |
|
Téléphone Frais
Postaux |
3 188 € |
2 471 € |
|
Décorations Fleurs |
1 196 € |
854 € |
|
Frais déplacement
prêtres |
861 € |
787 € |
|
Frais de réception |
502 € |
599 € |
|
|
|
|
|
TOTAL |
18 967 € |
16 824 € |
Les recettes de la
paroisse proviennent de plusieurs sources :
a)
les quêtes
des messes
Leur produit a rapporté
26.259 € en 2004 (contre 26.289 € l’année précédente).
Traditionnellement lorsque
le franc avait encore cours il était d’usage de donner 10 Francs par personne
pour la quête du dimanche. Lorsque l’Euro est apparu, il était à craindre que
les 10 francs soient remplacés par un Euro, et une large campagne de
sensibilisation a été menée.
Trois ans plus tard, il
n’est pas certain que le but ait été atteint. On constate que les recettes
issues des quêtes dites « ordinaires » stagnent en valeur absolue
depuis 3 ans, ce qui en réalité compte tenu de l’inflation se traduit par une baisse
des recettes en valeur constante.
Cette baisse est
symétrique de celle de fréquentation des églises et la perte de pouvoir
d’achat de certaines populations.
Par ailleurs, il faut
noter que toutes les quêtes ne sont pas exclusivement attribuées à la paroisse.
En effet, le produit des quêtes dites « impérées » échappent à la
paroisse (environ 6 par an), comme par exemple celle à destination du CCFD ou
du denier de l’Eglise. Dans ce cas, la totalité des recettes encaissées lors de
la messe est reversée au diocèse.
b)
les Casuels
On appelle Casuels le
produit des quêtes reçues à l’occasion d’un événement particulier qui peut
être :
-
un mariage
-
un baptême
-
des obsèques.
Les produits en provenance
des Casuels représentent pour 2004 la somme de 35.495 € (+ 3% par rapport à
l’année précédente).
c)
les recettes
issues de la Catéchèse, des Professions de Foi et d’activités diverses.
Les inscriptions aux
activités de catéchèse ont représenté en 2004 : 4.769 €
D’autres recettes
proviennent chaque année de la vente de Cierges et Lumignons, de Dons courants,
ou de produits divers. Pour 2004, ces postes représentent 5.365 €.
d)
Résumé des recettes d’activité de la
paroisse et comparaison sur 3 ans
Plutôt que de grandes
phrases, on peut résumer l’évolution des recettes de la paroisse par un
graphique.
Le graphique met en évidence la saisonnalité des recettes, qui
ne sont pas linéaires tout au long de l’année civile.
Ndlr : le titre exact du graphique
est : CUMUL DES RECETTES DES 12 MOIS PRECEDENTS LA FIN DE CHAQUE MOIS
exemple : à la fin
du mois de 08/2003, le chiffre représente le total des recettes de 09/02 à
08/03
La période analysée est 12/2002 à 12/2004
Accéder
au graphique des recettes
Le graphique ci dessus est
très intéressant car il démontre une nette tendance à la baisse des recettes
pour les 3 dernières années. :
Il représente le cumul des
recettes ordinaires des 12 mois précédents à la fin de chaque mois.
On s’aperçoit qu’en 2002,
la tendance annuelle était d’environ 74 500 € contre moins de 70 000 € en début
d’année 2004, et de l’ordre de 71.000 € fin 2004
Globalement, après avoir
bénéficié en 2002 d’un apport financier dans le cadre du passage à l’euro, où
le don moyen s’est accru, les années 2003 et 2004 marquent le pas avec un
montant de recettes quasi identique.
Dans le détail les
recettes sont réparties de façon suivante :
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
||
|
|
INTITULE DES POSTES |
2002 |
2003 |
2004 |
|
|
|
|
VENTE MISSELS |
147 € |
105 € |
162 € |
|
|
Sous Total |
147 € |
105 € |
162 € |
|
||
|
|
CASUEL MARIAGE |
10 526 € |
10 071 € |
9 508 € |
|
|
|
|
CASUEL OBSEQUES |
17 721 € |
17 566 € |
20 077 € |
|
|
|
|
CASUELS BAPTEMES |
7 411 € |
6 615 € |
5 910 € |
|
|
|
|
CIERGES ET LUMIGNONS |
2 838 € |
2 053 € |
1 854 € |
|
|
|
|
DONS COURANTS DIVERS |
1 218 € |
2 687 € |
2 048 € |
|
|
|
|
PRODUITS DIVERS GESTION COURANTE |
114 € |
77 € |
671 € |
|
|
|
|
PRODUITS KERMESSE & | |||||